“Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas.” Mathieu 14 : 9

Ce passage biblique, cri de Jésus, le pédagogue par excellence, nous indique clairement combien ces êtres parfaits comptent pour lui. Ceci, malgré et grâce à leur innocence. Ainsi, il met en avant un double principe : celui de l’authenticité des enfants de Dieu et celui de l’innocence, vertu à garder ou à récupérer par le canal de la grâce afin de pouvoir parcourir l’étroit chemin qui mène à lui.

Cependant la lourdeur affichée déjà par les disciples dans leur réaction de rejet en dit long sur ce qui nous distancie de cette unique voie du sage chrétien.

Notre orgueil, notre étroitesse d’esprit et notre manque de discernement nous enflent, nous écartent de plus en plus de ces voies qui, avec la maturité deviennent vraiment impénétrables. Tout cela se manifeste dans nos problèmes de respect, de tolérance et de communication. Nous ne nous comprenons pas, nous piétinons nos propres valeurs et surtout celles des autres.

Et voilà que cette malheureuse et énorme dimension diminue en nous le respect de ceux qui, d’emblée disposent encore de leur candeur, cette vraie mesure avec laquelle nous serons tous jaugés avant d’être admis à traverser de justesse, le bout du sentier minuscule et rentrer au paradis.

Nous les chrétiens, gardons encore la fâcheuse tendance de repousser les enfants dans des circonstances inopportunes. Cette différence générationnelle n’est-elle pas responsable de notre lâcheté de fabricants, de trafiquants et d’utilisateurs d’armes fatales de toutes sortes ?

D’ailleurs, la perfection biblique nous enseigne que ces êtres en miniature sont plus adultes que nous, puisqu’ils possѐdent des qualifications qui nous manquent à nous, les aînés.

Et nous voilà parvenus aux conséquences dont l’une des plus récentes serait la triste histoire de ces bébés de trois et huit mois, tués de la manière la plus crapuleuse qui soit. Des bandits leur ont ôté la vie, en dépit de leur toute puissance aux yeux du Juge des juges.

Mais, ne nous leurrons pas : nous sommes tous coupables à des degrés moindres certes, mais tous vitaux dans la balance du créateur.

En fait, nous tuons des âmes qui pourraient servir à l’avancement du Royaume, quand nous les induisons en erreur par notre comportement peu exemplaire, quand nous les réduisons à de simples créatures n’ayant rien de bon à partager…Lorsque nous démissionnons délibérément de notre mission de modѐles.

Parents, Agents éducatifs, Leaders religieux, Citoyens, etc,  Laissez venir à Christ les petits enfants, et ne les en empêchez pas. Ne les précipitons pas prématurément en les éliminant, ne les en écartons du sentier du salut en provoquant la perte souvent irrémédiable de leur trop précieuse innocence. Au contraire, travaillons à les armer équitablement du pain de l’instruction chrétienne, morale et académique nécessaire à leur avancée vers le Royaume céleste.`. Et enfin, laissons-leur le goût succulent de cette consigne à respecter et à transmettre quand ce sera leur tour :

Laissez venir à Christ les petits enfants, et ne les en empêchez pas.

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