RapEL, l’album qui doit donner un nouveau souffle au « Rap Gospel »

L’attente a été longue, interminable même pour certains, mais voilà maintenant un mois que le regroupement « Lig Evanjelis Lari » a présenté son tout premier album et pour les mordus du rap le constat est assez évident : Les fruits ont bien tenu la promesse des fleurs. En plus de réunir un nombre inédit d’artistes sur un album rap dans le milieu chrétien,  « RapEL » est également un délicieux mélange de styles, de voix et de sujets traités. La diversité des talents qu’on y retrouve conjuguée à la pluralité de leurs messages font de cet opus un collection bien prometteuse qui vaut bien le détour et qui devrait sans doute retenir l’attention des mélomanes de la nouvelle génération.  

Bâti essentiellement sur les tendances musicales les plus prisées par le secteur séculier, principalement les jeunes, « RapEL » vient renforcer cette position qui veut que la musique évangélique peut et doit prendre la forme du monde pour mieux y infuser son message. Souvent critiqué pour ses « origines mondaines », le rap a subi (et continue encore de subir) ce préjugé qui a rendu son ascension dans la communauté évangélique lente et difficile. Mais qu’à ce la ne tienne, les efforts et les acharnements de certains pionniers, comme Jean Marie Papin ou Géthro Bercier, ont jeté les bases pour cette jeune génération de rappeurs dont les figures les plus imposantes ont embarqué pour l’aventure « RapEL » portée par un Karl Foster Candio qui s’est rué en véritable leader de l’ombre de ce mouvement. 

Si après trois années de travail et de préparation le bilan des ressources investies sont loin d’être négligeables, le « Projet RapEL » a pourtant gracieusement été offert au grand public. Pas de vente signature, pas de disque imprimé, pas de restrictions sur les titres, les initiateurs de cette démarche ont tenu à mettre la totalité des musiques gratuites à la communauté sans pour autant se ménager sur la rigueur exigée par la qualité de ce qu’ils ont souhaité offrir à une audience pas forcement chrétienne. Car si « RapEL » demeure le fruit de la communauté évangélique, celle-ci n’en demeure pas le destinataire pour autant. 

Arriver à concilier autant de talents sur un seul et même projet a, par ailleurs, été un défi élégant à relever. Des seize titres de cet album, seulement quatre étaient connus du grand public avant la sortie officielle le 14 Août dernier. Si les protagonistes de cette initiative ont accepté de prendre part à une entrevue spéciale sur les réseaux de Koze Kretyen le vedredi 18 septembre prochain autour du projet, ce sera à la fois pour partager leurs témoignages et aussi les premières critiques reçues après à peine quatre semaines de consommation de cette œuvre. En attendant, les musiques sont toujours disponibles sur le site web de la radio « Vik3 » (www.vik3.media), principale plateforme de téléchargement de l’album. 

Erick Jura

#KozeKretyen

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